Rejet de la LFR 2026 : Aïssata Tall Sall annonce une riposte politique et dénonce une majorité qui « fuit le débat »
SENTV : La controverse autour du rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 se poursuit à l’Assemblée nationale. La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Me Aïssata Tall Sall, conteste la procédure ayant conduit au rejet du texte et accuse la majorité Pastef d’avoir empêché l’opposition de faire entendre ses arguments. Elle annonce une prochaine prise de parole publique pour exposer les positions de son groupe.
Le rejet de la loi de finances rectificative 2026 continue d’alimenter les tensions entre la majorité et l’opposition parlementaires. Au lendemain de cette séquence mouvementée, Me Aïssata Tall Sall est montée au créneau pour dénoncer le déroulement des travaux à l’Assemblée nationale.
La responsable de Takku Wallu Sénégal estime que son groupe n’a pas bénéficié des conditions nécessaires pour exprimer pleinement ses observations sur le texte budgétaire. Elle reproche notamment à la majorité d’avoir eu recours à une disposition du règlement intérieur pour interrompre les échanges.
« Le président a engagé le débat et s’est fondé sur un article du règlement intérieur pour empêcher qu’on s’exprime. Mais l’opinion nous entendra ; notre voix s’élèvera et nous dirons ce que nous pensons », a-t-elle déclaré.
Au-delà de la procédure parlementaire, Me Aïssata Tall Sall remet également en cause les justifications avancées par les députés de Pastef pour soutenir le rejet de la LFR.
Interrogée sur la pertinence de ces arguments, l’ancienne ministre de la Justice les a vivement critiqués, les qualifiant d’arguments « tirés par les cheveux ».
Pour elle, les explications fournies par la majorité ne résistent pas à une analyse approfondie. Elle assure que son groupe entend apporter une réponse détaillée afin de démontrer ce qu’il considère comme les insuffisances de la démarche adoptée par les députés de Pastef.
La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal ne compte pas en rester à cette première réaction. Elle a annoncé une communication publique au cours de laquelle son camp devrait développer ses critiques sur les conditions du rejet du texte budgétaire.