SENTV : Une affaire mêlant accusations de retrait frauduleux et chantage à la diffusion de vidéos intimes secoue la capitale sénégalaise. Un homme âgé de 34 ans, identifié comme Abdoulaye Seck, a été placé sous mandat de dépôt et doit comparaître le 4 mai 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.
À l’origine du dossier, une plainte déposée par Dame Amar, qui affirme que les faits remontent à août 2025 lors d’un séjour en France. Selon ses déclarations, il aurait confié sa carte bancaire au mis en cause afin d’effectuer un retrait de 5 000 euros. Il accuse ce dernier d’avoir par la suite effectué des opérations non autorisées, estimées à plus de 10 millions de francs CFA, sans jamais procéder à un remboursement.
L’affaire a pris une tournure plus préoccupante en janvier 2026. Le plaignant soutient avoir reçu, via l’application Snapchat, une vidéo à caractère intime le concernant, qui aurait été enregistrée sans son consentement. Il affirme avoir été menacé de diffusion de ces contenus sur les réseaux sociaux en cas de refus de paiement, évoquant l’existence de plusieurs enregistrements.
Entendu par les enquêteurs, Abdoulaye Seck reconnaît avoir transmis les vidéos, tout en évoquant un geste « préventif ». Il explique qu’une tierce personne, identifiée sous le prénom de « Sabrine », lui aurait envoyé ces contenus en le menaçant, ce qui l’aurait conduit à relayer les images. Il conteste en revanche toute implication dans les retraits frauduleux, affirmant ne jamais avoir été en possession de la carte bancaire.
Les enquêteurs ont procédé à la saisie de son téléphone, un iPhone 15 Pro Max, dans le cadre des investigations. Le suspect assure toutefois avoir supprimé les vidéos incriminées.
Poursuivi pour retrait frauduleux, collecte et diffusion illicite de données personnelles ainsi que tentative d’extorsion, le prévenu devra répondre de ces accusations devant la justice dans les prochains jours.
Cette affaire relance le débat sur les dérives liées à l’usage des outils numériques et des réseaux sociaux, notamment en matière de respect de la vie privée et de cybercriminalité.