SENTV : Une relation née autour d’échanges commerciaux s’est terminée devant la justice. Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné un commerçant poursuivi pour avoir utilisé des images intimes de son ancienne compagne afin de faire pression sur elle pour le remboursement d’une dette de 300.000 FCFA.
Selon les éléments du dossier, les rapports entre le prévenu, identifié sous les initiales D. Samb, et la plaignante, A. S., avaient d’abord un caractère strictement commercial avant d’évoluer vers une relation sentimentale. Après leur séparation, un différend financier est apparu autour d’une somme que la femme devait au commerçant.
Pour obtenir le remboursement de cette créance, le prévenu aurait menacé de diffuser des images et vidéos à caractère intime concernant son ex-compagne. La plainte déposée par cette dernière a conduit à son interpellation puis à son placement sous mandat de dépôt.
À l’audience tenue le mardi 30 juin, le commerçant a contesté avoir collecté illégalement ces contenus, affirmant que les vidéos lui avaient été volontairement transmises par la plaignante au cours de leur relation. Il a reconnu, en revanche, avoir renvoyé certaines images à la jeune femme afin de faire pression sur elle après plusieurs tentatives infructueuses pour récupérer son argent.
Devant le tribunal, le prévenu a expliqué que leur relation s’était développée alors qu’il fournissait du matériel électroménager à la plaignante, laquelle lui présentait également de nouveaux clients et lui offrait des cadeaux. Il a soutenu que les contenus litigieux lui avaient été envoyés de manière consentie.
La version du commerçant a toutefois été contestée par les déclarations de la partie civile, actuellement établie à l’étranger. Dans sa plainte, celle-ci affirme que les images avaient été enregistrées à son insu lors d’appels vidéo privés entre les deux anciens partenaires.
Estimant les faits suffisamment établis, le ministère public avait requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un mois ferme, ainsi qu’une amende de 150.000 FCFA.
Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné D. Samb à une peine de deux ans de prison entièrement assortie du sursis ainsi qu’au paiement d’une amende de 100.000 FCFA. La juridiction n’a, par ailleurs, pas ordonné la confiscation du téléphone portable utilisé dans cette affaire.