Après la libération de Pape Malick Ndour, l’APR hausse le ton et exige la remise en liberté de ses autres responsables
SENTV : L’Alliance pour la République (APR) a salué la libération de Pape Malick Ndour, coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (CCR), tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de « persécution politique » visant plusieurs figures de l’ancien pouvoir.
Dans un communiqué publié le 1er juillet 2026, la formation politique de l’ancien président Macky Sall estime que la remise en liberté de son responsable politique constitue « une victoire du droit sur l’arbitraire » et la preuve que « la justice finit toujours par triompher ».
Pour l’APR, l’incarcération de Pape Malick Ndour s’inscrivait dans une logique de règlement de comptes politiques destinée à affaiblir les voix critiques à l’égard du nouveau pouvoir. Le parti considère ainsi que cette décision judiciaire conforte sa position sur le caractère, selon lui, excessif de certaines poursuites engagées contre des responsables de l’ancien régime.
La formation politique ne limite toutefois pas son plaidoyer au seul cas de Pape Malick Ndour. Dans son communiqué, elle réclame également la libération ou la levée des mesures restrictives visant plusieurs de ses responsables, parmi lesquels Maodo Malick Mbaye, Alioune Badara Ly, Ismaïla Madior Fall, Lat Diop, Daha Diallo, Jérôme Bandiaky ainsi que Mamadou Gueye.
Selon l’APR, ces personnalités « n’ont pas leur place en prison ou sous résidence surveillée », le parti estimant qu’elles font l’objet de procédures à caractère politique depuis l’alternance intervenue à la suite de l’élection présidentielle remportée par Bassirou Diomaye Faye, avec Ousmane Sonko comme chef du gouvernement.
Le parti républicain affirme par ailleurs qu’il poursuivra son combat contre « l’injustice et l’arbitraire » qu’il dit constater depuis l’arrivée au pouvoir du Pastef.
Enfin, l’APR a adressé ses remerciements à ses militants et sympathisants pour leur mobilisation lors du rassemblement organisé le 27 juin dernier à Pikine, considérant cette démonstration de force comme un signal politique fort en faveur de la libération des responsables poursuivis dans différents dossiers judiciaires.