Justice et gouvernance : Yassine Fall dénonce des blocages internes et des lenteurs autour de dossiers sensibles

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SENTV : L’ancienne ministre de la Justice, Yassine Fall, est sortie de sa réserve en dressant un constat sévère sur le fonctionnement de certains rouages de l’administration publique durant son passage à la tête du département de la Justice. Dans des déclarations récentes, l’ex-Garde des Sceaux évoque des résistances internes, des retards inexpliqués et des obstacles qui auraient entravé le traitement normal de plusieurs dossiers jugés sensibles.

Selon elle, plusieurs procédures sont restées bloquées malgré des orientations clairement définies par l’autorité politique. Elle affirme avoir été confrontée à des refus d’exécution de certaines instructions ainsi qu’à des pratiques administratives ayant contribué à ralentir l’avancement de dossiers dans différents secteurs de l’État.

L’ancienne ministre a également abordé le fonctionnement du Pool judiciaire financier (PJF), structure chargée notamment des dossiers liés à la délinquance économique et financière. D’après ses déclarations, plusieurs affaires traitées par cette juridiction spécialisée n’auraient pas évolué avec la célérité attendue.

Pour Yassine Fall, ces retards ne peuvent être expliqués uniquement par la complexité des enquêtes ou les contraintes administratives. Elle estime que certaines lenteurs auraient été entretenues volontairement afin de retarder, voire de neutraliser, l’évolution de dossiers impliquant des personnalités ou des intérêts sensibles.

Ces déclarations relancent le débat sur l’efficacité des mécanismes de lutte contre la corruption et la criminalité financière, mais aussi sur l’indépendance et les moyens d’action des juridictions spécialisées chargées de ces dossiers.

L’ancienne responsable de la Justice plaide ainsi pour une réforme en profondeur du dispositif existant afin d’améliorer la célérité des procédures, de renforcer la transparence et de garantir l’égalité de traitement entre tous les justiciables.

Ses propos interviennent dans un contexte où la question de la gouvernance judiciaire et de la reddition des comptes demeure au cœur du débat public au Sénégal, notamment avec les attentes suscitées par les engagements des nouvelles autorités en matière de transparence et de bonne gouvernance.

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