Réforme du Code électoral : Pastef engage une offensive législative aux enjeux politiques majeurs
SENTV : Le champ politique sénégalais connaît une nouvelle séquence marquée par une initiative législative du groupe parlementaire de Pastef-Les Patriotes. Une proposition de loi visant à modifier le Code électoral a été déposée à l’Assemblée nationale, dans un contexte juridique et politique particulièrement sensible.
Le texte, transmis le 2 avril 2026 au président de l’institution parlementaire par Mohamed Ayib Salim Daffé, président du groupe parlementaire Pastef, est cosigné par plusieurs députés de la formation politique, dont Ismaïla Wone, Saye Cissé, Fatou Ba et Saliou Ndione.
Cette proposition de loi porte sur la modification de la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 relative au Code électoral, un texte clé qui encadre les conditions d’éligibilité et d’organisation des scrutins au Sénégal.
Cette initiative intervient alors qu’une requête est actuellement pendante devant la Cour suprême du Sénégal. Celle-ci porte sur une demande de révision du procès ayant opposé Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko, leader de Pastef.
Ce contexte confère à la démarche parlementaire une dimension stratégique, dans la mesure où les enjeux juridiques restent déterminants pour l’avenir politique de l’opposant.
Vers une clarification des règles électorales ?
Selon des sources proches du dossier, la réforme envisagée viserait à lever certains verrous juridiques susceptibles d’affecter la participation de candidats à de futures échéances électorales, notamment la présidentielle de 2029.
Si les contours précis du texte n’ont pas encore été rendus publics dans le détail, cette initiative relance le débat sur l’adaptation du cadre électoral aux évolutions du paysage politique sénégalais.
Cette proposition de loi pourrait ouvrir un nouveau front politique au sein de l’hémicycle. Entre majorité et opposition, les discussions s’annoncent particulièrement scrutées, tant les implications touchent aux règles fondamentales de la compétition électorale.
Au-delà du cas individuel d’Ousmane Sonko, cette réforme pose la question plus large de l’équilibre entre justice, droit électoral et démocratie, dans un contexte où les institutions sont appelées à jouer un rôle d’arbitre central.
L’examen du texte à l’Assemblée nationale devrait ainsi constituer un moment clé de la vie politique sénégalaise dans les semaines à venir.