À la tribune de l’ONU, Macky Sall défend un multilatéralisme plus équitable
SENTV : Lors de son intervention devant l’Assemblée générale de Organisation des Nations unies, Macky Sall a porté un plaidoyer appuyé en faveur d’un ordre mondial plus juste, centré sur les préoccupations des pays en développement, en particulier celles du continent africain.
Réformer un système jugé inéquitable
Dans un discours axé sur les déséquilibres économiques globaux, l’ancien chef de l’État sénégalais a dénoncé les limites du système financier international actuel. Il a souligné que les conditions d’accès au financement restent particulièrement contraignantes pour les économies africaines, appelant à des réformes structurelles pour corriger ces inégalités.
Macky Sall a notamment plaidé pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances décisionnelles mondiales, estimant que le continent demeure sous-représenté malgré son importance stratégique.
Climat et dette au cœur des préoccupations
Abordant la question climatique, il a exhorté les pays industrialisés à honorer leurs engagements financiers envers les nations les plus vulnérables. Il a insisté sur la nécessité d’accompagner les efforts d’adaptation et de transition énergétique en Afrique.
Sur le plan économique, la problématique de la dette a occupé une place centrale dans son intervention. L’ancien président a alerté sur le poids croissant de l’endettement, qui freine les investissements publics et compromet les perspectives de développement.
Sécurité alimentaire et stabilité mondiale
Macky Sall a également évoqué les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, mettant en garde contre les risques accrus d’insécurité alimentaire. Il a appelé à une coopération internationale renforcée pour faire face à ces défis.
Une voix africaine sur la scène internationale
Cette prise de parole s’inscrit dans la continuité des positions défendues par le Sénégal sur la scène diplomatique internationale, notamment lorsque Macky Sall occupait la présidence en exercice de l’Union africaine.
À travers ce discours, il a réaffirmé la nécessité d’un multilatéralisme rénové, fondé sur l’équité, la solidarité et une meilleure prise en compte des réalités des pays du Sud.