SENTV : L’enquête sur le réseau présumé de falsification de documents administratifs découvert à Wakhinane-Nimzatt continue de s’élargir. Un commerçant installé dans la zone du Lac Rose a été interpellé par les enquêteurs, portant à douze le nombre de personnes arrêtées dans cette affaire aux ramifications multiples.
Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le suspect identifié sous les initiales B. Thiam est soupçonné d’avoir facilité l’obtention frauduleuse de documents administratifs sénégalais au profit de ressortissants étrangers.
Les investigations révèlent que de faux actes de naissance auraient été utilisés pour établir plusieurs pièces officielles, notamment des cartes nationales d’identité, des passeports, des permis de conduire ainsi que des certificats de nationalité sénégalaise.
Un réseau organisé au cœur de la banlieue dakaroise
L’affaire a éclaté à la suite d’investigations menées par la Direction de l’autonomisation des fichiers (DAF), qui s’intéresse depuis plusieurs semaines à des pratiques frauduleuses présumées au sein des services d’état civil de la commune de Wakhinane-Nimzatt, dans la banlieue de Dakar.
Parmi les personnes citées dans le dossier figurent notamment l’officier d’état civil Hamady Diallo, connu sous le le surnom de « Nini », le commerçant Boubacar Thiam ainsi que le lutteur Mamadou Thiam, plus connu sous le nom de Bébé Diène.
Avant l’arrestation du commerçant du Lac Rose, huit autres suspects avaient déjà été placés en garde à vue dans le cadre de cette procédure judiciaire.
Des chefs d’accusation lourds
Les enquêteurs cherchent à déterminer l’ampleur exacte du système mis en place et le nombre de bénéficiaires ayant obtenu des documents administratifs sénégalais de manière irrégulière.
Les mis en cause ont été déférés devant le procureur du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture authentique, détention de faux documents administratifs, obtention indue de documents administratifs et substitution de parent.
Cette affaire relance le débat sur la sécurisation de l’état civil sénégalais et les mécanismes de contrôle autour de la délivrance des documents administratifs officiels.