ITIE : le président Diomaye Faye exige que les revenus du pétrole profitent enfin aux populations

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SENTV : Le Sénégal consolide son rang parmi les pays africains les plus avancés en matière de gouvernance des ressources naturelles. Reçu ce jeudi au Palais de la République par le président Bassirou Diomaye Faye, le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) a présenté les résultats de la troisième validation du pays selon la Norme ITIE 2023.

Le Sénégal a obtenu 89 points sur 100, décrochant la mention « Très Bon », un résultat qui confirme les progrès engagés depuis plus d’une décennie dans la transparence des secteurs minier, gazier et pétrolier. Cette performance intervient dans un contexte stratégique marqué par l’entrée du pays dans l’ère de la production d’hydrocarbures, avec les premiers revenus attendus des projets de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Une reconnaissance internationale dans un contexte décisif

Au-delà de la note obtenue, cette validation place le Sénégal parmi les références internationales de la gouvernance extractive, à l’heure où les enjeux liés à la gestion des revenus pétroliers deviennent centraux dans le débat public.

Face aux membres du Comité national ITIE, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de transformer les performances institutionnelles en impacts concrets pour les citoyens. Pour Bassirou Diomaye Faye, la transparence ne peut se limiter à des indicateurs techniques ou à des classements internationaux.

Le président sénégalais a ainsi appelé à une meilleure redistribution des ressources vers les collectivités territoriales, notamment dans les zones concernées par l’exploitation des ressources naturelles. Il a également plaidé pour un contrôle renforcé des titres miniers et pétroliers, une finalisation rapide du registre des bénéficiaires effectifs ainsi qu’une publication plus régulière de données publiques fiables et accessibles.

Le défi de la gouvernance des revenus pétroliers

L’exécutif veut désormais passer d’une logique de conformité à une logique d’efficacité économique et sociale. Dans cette perspective, le Comité national ITIE est invité à renforcer ses capacités d’analyse afin d’assurer un suivi plus rigoureux des flux financiers liés aux industries extractives.

Selon la présidence, les richesses tirées du sous-sol doivent contribuer à réduire les inégalités sociales, soutenir le développement territorial et renforcer la souveraineté économique du Sénégal.

Cette orientation intervient alors que plusieurs organisations de la société civile réclament davantage de clarté sur la gestion future des recettes issues du pétrole et du gaz, notamment en matière d’affectation budgétaire, de contenu local et de redistribution.

« Le score n’est pas une finalité »

Si le résultat de 89/100 est salué comme une avancée majeure, les autorités sénégalaises estiment qu’il ne constitue qu’une étape dans un processus appelé à s’inscrire dans la durée.

Le président Bassirou Diomaye Faye a rappelé que la promesse d’une gestion « irréprochable, redevable et utile » des ressources naturelles engage durablement l’État vis-à-vis des populations.

Dans un pays désormais entré dans le cercle des producteurs de pétrole et de gaz, la question centrale reste celle-ci : comment faire des ressources extractives un véritable levier de transformation économique et sociale, au bénéfice du plus grand nombre ?

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