Affaire de mœurs à Saly : de la plainte pour chantage à la découverte d’un réseau présumé de proxénétisme
SENTV : Le Commissariat urbain de Saly a procédé au déferrement de trois individus impliqués dans une affaire mêlant exploitation sexuelle, diffusion de contenus à caractère pornographique et proxénétisme, ont confirmé des sources policières.
L’enquête a été déclenchée le 25 avril à la suite d’une plainte déposée par une jeune femme accusant son oncle de viol et de chantage à la vidéo intime. Selon ses déclarations initiales, l მამაკuspect, qui l’aurait hébergée dans l’optique de lui trouver un emploi, l’aurait contrainte à entretenir des relations sexuelles filmées, sous la menace de divulguer les images à sa famille.
Mais au fil des investigations, la procédure a révélé des éléments plus complexes. Entendu par les enquêteurs, l’oncle a reconnu l’existence de relations filmées, tout en réfutant toute contrainte, évoquant des pratiques consenties relevant d’un cadre privé.
La perquisition effectuée à son domicile a permis la saisie de divers équipements — matériel audiovisuel, supports numériques et accessoires liés à des pratiques sexuelles — laissant présumer l’existence d’activités organisées. L’exploitation des données contenues dans les appareils saisis (téléphones, ordinateurs, disques de stockage) a mis en évidence plusieurs vidéos à caractère explicite, dont certaines impliqueraient la plaignante, son oncle et une troisième personne.
Les enquêteurs ont également identifié des contenus similaires impliquant d’autres partenaires, ainsi que des connexions avec des plateformes de diffusion de vidéos pour adultes.
Interpellée dans le cadre de l’enquête, une troisième personne, se présentant comme travailleuse du sexe, a confirmé sa participation à certaines rencontres. Elle a indiqué avoir été mise en relation avec le duo via les réseaux sociaux, précisant l’existence d’un intermédiaire chargé d’organiser les rendez-vous contre rémunération.
Du côté de la plaignante, des éléments matériels — notamment des échanges de messages et des contenus envoyés volontairement — sont venus fragiliser la qualification initiale des faits, sans pour autant clore le débat judiciaire sur la notion de consentement.
Au terme de l’enquête préliminaire, les trois mis en cause ont été déférés au parquet pour association de malfaiteurs, collecte et diffusion illicite de données à caractère pornographique, incitation à la débauche, actes contre nature et proxénétisme.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’éventuelles ramifications. La Police nationale rappelle, dans ce contexte, son engagement à lutter contre toutes formes d’exploitation et invite les citoyens à signaler tout fait suspect via les canaux dédiés.

