Amnistie au Sénégal : Juan Branco conteste sa portée et met en cause Macky Sall dans le dossier Sonko
SENTV : Le débat autour de la loi d’amnistie au Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, l’avocat franco-espagnol Juan Branco a livré sa lecture du texte, tout en mettant en cause l’ancien président Macky Sall.
Une interprétation restrictive de la loi
Selon Me Branco, la loi d’amnistie ne saurait en aucun cas s’appliquer aux crimes les plus graves. « La loi d’amnistie au Sénégal ne couvre aucun des crimes de sang », a-t-il affirmé, rejetant toute lecture extensive du dispositif législatif.
Cette position intervient dans un contexte où les contours et la portée de cette loi continuent d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Accusations de calcul politique
L’avocat va plus loin en prêtant à Macky Sall une stratégie visant indirectement Ousmane Sonko. « Macky Sall le sait. Il cherche, en la faisant tomber, à empêcher Ousmane Sonko de se représenter », soutient-il, évoquant une possible instrumentalisation politique de la question judiciaire.
Ces déclarations, non étayées par des éléments publics supplémentaires, relancent néanmoins les tensions autour des enjeux politico-judiciaires au Sénégal.
Au-delà de la loi elle-même, Juan Branco dénonce ce qu’il qualifie de « climat d’impunité », qu’il attribue à des décisions politiques. « L’impunité qui règne dans le pays est le fruit d’une décision politique. Pas d’une loi. Pas d’un magistrat », a-t-il insisté.
La sortie de Me Branco intervient dans un contexte où la loi d’amnistie demeure un sujet sensible, à la croisée des enjeux judiciaires, politiques et institutionnels. Si ses propos reflètent une position critique, ils s’inscrivent dans un débat plus large sur la responsabilité, la justice et la réconciliation nationale.