Double homicide de Aziz Dabala et Wally Gano : la piste génétique pour démêler une enquête sous tension
SENTV : Dix-huit mois après la nuit tragique du 20 août 2024, l’enquête sur le double homicide de Aziz Dabala et Wally Gano connaît un tournant décisif. Le juge d’instruction du 1er cabinet de Pikine-Guédiawaye a ordonné des tests ADN sur les principaux mis en cause, dans l’objectif de faire avancer un dossier jusque-là marqué par des zones d’ombre persistantes.
Selon L’Observateur, sept suspects ont été concernés par ces prélèvements génétiques, parmi lesquels Nabou Lèye et le présumé principal accusé Modou Lô.
Les détenus ont été extraits de la Maison d’arrêt de Rebeuss et du Camp pénal sous forte escorte, avant d’être acheminés vers les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC). L’opération, décrite comme tendue, s’est déroulée dans un climat « lourd, presque électrique », selon des sources proches du dossier.
Après les prélèvements, les suspects ont été reconduits dans leurs lieux de détention respectifs. Désormais, l’évolution de l’enquête dépend des analyses menées par la police technique et scientifique.
La science pour trancher
À travers ces tests ADN, le magistrat instructeur cherche à s’appuyer sur des éléments matériels irréfutables pour dépasser les contradictions relevées dans les différentes auditions.
L’objectif est clair : établir d’éventuelles correspondances entre les profils génétiques des suspects et les traces biologiques relevées sur les corps des victimes. Cette démarche pourrait permettre de déterminer avec précision le rôle de chaque mis en cause dans ce qui est présenté comme une expédition meurtrière.
En filigrane, les enquêteurs espèrent également faire éclater un possible « pacte de silence » entre les suspects et reconstituer le déroulé exact des faits.
Au-delà de l’identification des auteurs, ces analyses pourraient aussi contribuer à éclairer le mobile du crime, qui reste flou à ce stade de la procédure.
Certaines sources évoquent l’existence d’éléments matériels susceptibles d’alimenter des hypothèses liées à des pratiques intimes controversées. Toutefois, ces informations n’ont, pour l’heure, fait l’objet d’aucune confirmation officielle.
Avec le recours à la preuve scientifique, la justice semble vouloir accélérer le traitement de cette affaire sensible, qui a profondément marqué l’opinion publique à Pikine et au-delà.
Les résultats des analyses ADN pourraient ainsi constituer un tournant majeur, susceptible de relancer l’instruction et de rapprocher les enquêteurs de la manifestation de la vérité.