Hôpital Fann : un faux agent de santé s’introduit dans une chambre et emporte 150 000 FCFA ainsi qu’un téléphone
SENTV : Un vol audacieux commis au sein de l’Hôpital Fann suscite de nombreuses interrogations sur les dispositifs de sécurité dans les structures sanitaires. Un individu se faisant passer pour un infirmier aurait réussi à accéder à une chambre d’hospitalisation avant de dérober plusieurs effets personnels appartenant à l’accompagnante d’une patiente.
Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, aux environs de 23 heures, au niveau du centre cardiologique de l’établissement hospitalier. Selon les informations recueillies, le suspect était vêtu d’une blouse blanche et tenait un carnet à la main, affichant tous les attributs d’un professionnel de santé.
D’après les témoignages, l’homme est entré dans la chambre d’une patiente hospitalisée et aurait même procédé à une vérification de la perfusion, renforçant ainsi la confiance de l’accompagnante présente sur les lieux. Convaincue qu’il s’agissait d’un membre du personnel soignant, cette dernière ne s’est pas méfiée de sa présence.
Ce n’est qu’après son départ que la victime a constaté la disparition de plusieurs biens. Elle affirme avoir perdu son téléphone portable ainsi qu’un sac noir contenant une somme de 150 000 francs CFA, des documents de prise en charge médicale et divers effets personnels.
Alerté dans la foulée, le personnel de santé a procédé à des vérifications internes. Celles-ci ont permis d’établir qu’aucun infirmier du service ne correspondait à la description fournie, confirmant ainsi la thèse d’une usurpation d’identité professionnelle.
L’incident met en lumière les défis liés à la sécurisation des espaces hospitaliers, notamment dans les services où les allées et venues sont fréquentes. La facilité avec laquelle le suspect aurait pénétré dans l’unité de soins et accédé à une chambre soulève des questions sur les mécanismes de contrôle et de surveillance en vigueur.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été enregistrée sur l’identité du suspect ou sur les suites de l’enquête. Toutefois, cette affaire relance le débat sur le renforcement des mesures de sécurité dans les établissements de santé afin de mieux protéger patients, accompagnants et personnels médicaux.