SENTV : Une opération conjointe entre les sapeurs-pompiers et la police a conduit à l’interpellation de trois individus dans la nuit du 30 au 31 août à la plage de Koundam, à Kaolack. Les suspects sont notamment poursuivis pour des faits présumés d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH-1 et de mise en danger de la vie d’autrui.
La plage de Koundam, à Kaolack, était au cœur d’une opération de surveillance menée dans la nuit du 30 au 31 août 2026. Alertés par les signalements faisant état de comportements jugés suspects durant les heures nocturnes, les sapeurs-pompiers, en coordination avec la Brigade de recherches du Commissariat central de Kaolack, ont mis en place un dispositif discret.
Selon les éléments communiqués par la police, un caporal-chef des sapeurs-pompiers, détaché sur le site, avait constaté la présence récurrente d’une dizaine d’individus après l’évacuation de la plage par le public. Une surveillance rapprochée a alors été organisée afin de déterminer la nature exacte de leurs activités.
Au cours de cette opération, les agents auraient constaté la présence de plusieurs hommes dans l’eau, se livrant à des actes à caractère sexuel. À la vue des forces de l’ordre, plusieurs personnes auraient tenté de quitter les lieux précipitamment. Trois d’entre elles ont finalement été interpellées et conduites au commissariat.
Des éléments retrouvés dans un téléphone
Dans un premier temps, les trois suspects auraient contesté les faits. Mais l’exploitation du téléphone portable de l’un d’eux aurait permis aux enquêteurs de découvrir des échanges privés et des contenus à caractère sexuel entre les personnes concernées.
Confrontés à ces éléments, les mis en cause auraient fini par reconnaître les faits, indiquant aux enquêteurs qu’ils avaient l’habitude de se retrouver à la plage après 19 heures.
Deux suspects testés positifs au VIH-1
L’enquête a également pris une dimension sanitaire. D’après les résultats des réquisitions médicales mentionnés par la police, deux des trois individus interpellés ont été testés positifs au VIH-1.
Les trois hommes ont été placés en garde à vue. Ils sont poursuivis, à ce stade de la procédure, pour des faits présumés d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH-1 et de mise en danger de la vie d’autrui.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’affaire et d’établir les éventuelles responsabilités. Les suspects bénéficient, comme toute personne mise en cause, de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice.
La Police nationale rappelle par ailleurs que tout renseignement susceptible d’aider les enquêteurs peut être communiqué gratuitement au 800 00 17 00.