Kolda : une Nigériane arrêtée pour traite de personnes et exploitation sexuelle présumée
SENTV : Les services de la Sûreté urbaine du Commissariat central de Kolda ont mis la main, mardi 19 mai 2026 aux environs de 16 heures, sur une femme soupçonnée d’être impliquée dans une affaire de traite de personnes, d’exploitation sexuelle, de proxénétisme et de charlatanisme. L’interpellation est intervenue à la suite d’un renseignement opérationnel exploité par les enquêteurs.
Selon des sources policières, la victime, une ressortissante du Nigeria, a expliqué lors de son audition que la mise en cause, identifiée sous le prénom d’Abigaïl, avait organisé son voyage vers le Senegal. En échange de cette prise en charge, elle aurait été contrainte de se livrer à la prostitution afin de rembourser les frais engagés, évalués à 2 500 000 FCFA.
Mais l’affaire ne se serait pas arrêtée au remboursement de cette dette. D’après les déclarations consignées dans le procès-verbal, la suspecte aurait continué à exercer des pressions sur la victime, notamment à travers des menaces et des pratiques mystiques assimilées à du charlatanisme. Elle lui réclamait encore la somme de 500 000 FCFA, présentée comme un reliquat.
Épuisée par les intimidations répétées, la victime a finalement décidé de saisir la police. Alertée, la Brigade de Recherches (BR) a rapidement été déployée sur le terrain, aboutissant à l’arrestation de la suspecte qui a ensuite été conduite au Commissariat central de Kolda.
Au cours de son interrogatoire, la mise en cause aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Elle a admis avoir financé le voyage de la victime et exigé que celle-ci se prostitue pour rembourser la dette contractée. La suspecte a également soutenu que la victime lui devait encore 500 000 FCFA, expliquant avoir usé de menaces et d’intimidations pour récupérer cette somme.
Placée en garde à vue, la présumée trafiquante reste à la disposition des enquêteurs. Une enquête approfondie est en cours afin de faire toute la lumière sur cette affaire et de déterminer l’existence éventuelle d’un réseau plus large.
Dans son communiqué, la Police nationale rappelle qu’elle demeure mobilisée dans la lutte contre la traite des personnes et l’exploitation sexuelle. Elle invite les populations à signaler toute information utile au numéro vert gratuit 800 00 17 00.