SENTV : Les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) se poursuivent, mais aucun nouvel accord de financement n’a encore été scellé à l’issue de la récente mission de l’institution de Bretton Woods à Dakar. Le dossier reste suspendu à la mise en œuvre de mesures complémentaires jugées indispensables par le bailleur international, notamment en matière de transparence budgétaire et de gestion de la dette publique.
À l’issue de la mission achevée vendredi dernier, le FMI a confirmé que les négociations avec les autorités sénégalaises demeuraient ouvertes dans la perspective d’un futur programme économique et financier.
La directrice du Département de la communication du FMI, Julie Kozack, a précisé que les équipes techniques des deux parties travaillaient toujours à l’élaboration d’un cadre commun d’analyse portant sur la situation macroéconomique du pays, les besoins de financement de l’État et les priorités de réformes envisagées par le gouvernement sénégalais.
« Nous restons en contact avec les autorités sénégalaises concernant leur demande de nouveau programme », a-t-elle indiqué, soulignant que la convergence des analyses constitue un préalable incontournable à tout engagement financier de l’institution.
Au cœur des échanges figure notamment la question des vulnérabilités budgétaires révélées ces derniers mois, en particulier celle liée à la dette non déclarée qui a suscité des interrogations au sein des partenaires financiers internationaux.
Le FMI reconnaît toutefois les efforts déjà consentis par les autorités sénégalaises pour renforcer la gouvernance des finances publiques. L’institution salue notamment les audits engagés sur la dette publique ainsi que les réformes visant à centraliser et rationaliser les mécanismes de gestion de l’endettement de l’État.
Malgré ces avancées, Washington estime que plusieurs chantiers restent ouverts avant l’éventuelle validation d’un nouveau programme de soutien financier. Parmi les attentes figurent la poursuite des vérifications indépendantes sur l’encours de la dette, la finalisation de l’audit des arriérés de paiement ainsi qu’un renforcement des dispositifs de contrôle des engagements budgétaires.
Ces exigences interviennent dans un contexte où le Sénégal cherche à restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers tout en faisant face à des besoins importants de financement pour accompagner ses ambitions économiques et ses projets structurants.
La conclusion d’un nouvel accord avec le FMI constituerait un signal fort pour les marchés et les investisseurs internationaux, mais le calendrier de sa mise en œuvre dépendra désormais de la capacité des autorités à satisfaire les dernières conditions posées par l’institution financière internationale.