SENTV : Smartphones, tablettes, téléviseurs connectés et jeux vidéo occupent désormais une place grandissante dans le quotidien des enfants. Si ces outils numériques offrent des opportunités en matière d’apprentissage, d’information et de divertissement, les professionnels de la santé alertent sur les risques liés à une exposition excessive, notamment durant les premières années de vie.
Dans une nouvelle édition de l’émission « Santé en Chœur », les autorités sanitaires ont consacré leur réflexion à la place des écrans dans l’environnement familial et à leurs conséquences potentielles sur le développement cognitif, émotionnel et social des plus jeunes.
Selon les spécialistes, une utilisation prolongée et non encadrée des écrans peut favoriser l’apparition de troubles du sommeil, de difficultés de concentration ou encore de retards dans l’acquisition du langage. Chez certains enfants, cette surexposition peut également être associée à des difficultés scolaires, à une baisse des interactions sociales et à un repli progressif sur les activités numériques.
Les experts insistent particulièrement sur la vulnérabilité des enfants en bas âge, période durant laquelle les échanges avec les parents, les jeux d’éveil et les expériences sensorielles jouent un rôle déterminant dans la construction du langage, de la motricité et des compétences relationnelles.
Pour les professionnels de la santé mentale infantile, la question n’est pas de bannir totalement les écrans, devenus incontournables dans la société contemporaine, mais plutôt d’en promouvoir un usage raisonné et adapté à l’âge de l’enfant.
Les spécialistes recommandent ainsi de privilégier les activités familiales, la lecture, les jeux éducatifs, les sorties en plein air ainsi que les activités physiques, qui contribuent au développement harmonieux de l’enfant et renforcent les liens sociaux et affectifs.
Face à l’omniprésence du numérique dans les foyers, les autorités sanitaires appellent les parents à instaurer des règles claires concernant le temps d’écran, à accompagner les enfants dans leurs usages et à favoriser des contenus adaptés à leur âge.
L’objectif, rappellent les professionnels, est de faire des outils numériques des alliés du développement de l’enfant plutôt que des facteurs de fragilisation de son équilibre et de son bien-être.