SENTV : Le dossier du projet « Cœur de ville de Kaolack » refait surface avec acuité. En déplacement à Médina Baye, le directeur de la Caisse des dépôts et consignations, Fadilou Keïta, a ouvertement appelé à une renégociation du contrat liant l’État à ses partenaires dans la gestion de cette infrastructure stratégique.
S’exprimant lors d’une rencontre politique tenue à la maison des hôtes « Keur Gane », en présence de militants et sympathisants du parti Pastef-Les Patriotes, le responsable a dressé un constat critique de la gestion actuelle du site.
Des irrégularités pointées du doigt
Au cœur de ses préoccupations, le respect des règles de gestion d’un projet financé à hauteur de près de 17 milliards de francs CFA par l’État. Selon lui, les constats effectués sur le terrain révèlent des dysfonctionnements majeurs dans l’exploitation des infrastructures.
« Les manquements relevés soulèvent de sérieuses interrogations », a-t-il laissé entendre, évoquant une gestion qu’il juge peu conforme aux standards attendus pour un projet d’une telle envergure.
Un contrat hérité de l’ancien régime dans le viseur
Le directeur de la Caisse des dépôts et consignations met directement en cause les termes du contrat signé sous l’ancien régime, qu’il estime aujourd’hui inadaptés. Il plaide ainsi pour une renégociation en profondeur, afin de rétablir un cadre plus transparent et plus avantageux pour l’État.
Dans cette optique, Fadilou Keïta exige également des clarifications sur les conditions d’exploitation actuelles du site, notamment par les autorités municipales de Kaolack.
Le projet « Cœur de ville de Kaolack », censé moderniser le tissu urbain et dynamiser l’activité économique locale, est aujourd’hui au centre d’un débat plus large sur la gouvernance des investissements publics.
Cette sortie intervient dans un contexte où les nouvelles autorités affichent leur volonté de revisiter certains contrats hérités du passé, au nom de la transparence et de la bonne gestion des ressources publiques.
Reste à savoir si cet appel à la renégociation sera suivi d’effets concrets, dans un dossier qui pourrait rapidement prendre une dimension à la fois politique et institutionnelle.