SENTV : Le flou persiste ce dimanche autour du sort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, au lendemain d’attaques coordonnées d’une intensité rare ayant visé plusieurs villes du pays, dont la capitale.
Selon des informations relayées par certains médias internationaux et reprises par plusieurs sources sécuritaires, le haut responsable militaire ainsi que des membres de sa famille auraient été tués lors de l’assaut mené samedi. Toutefois, ces affirmations restent à ce stade non confirmées officiellement, appelant à la plus grande prudence.
Une offensive simultanée sur plusieurs fronts
Samedi 25 avril, des détonations et échanges de tirs ont été signalés à Bamako, Kati, Gao, Sévaré, Mopti et Kidal. L’armée malienne affirme avoir été la cible d’attaques coordonnées attribuées notamment au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, parfois en coordination avec des groupes rebelles.
Des positions stratégiques auraient été visées, dont des installations militaires et des zones proches de l’aéroport de Bamako, entraînant la suspension temporaire du trafic aérien.
Le domicile du ministre ciblé
À Kati, principale base militaire située aux portes de Bamako, le domicile du général Sadio Camara aurait été pris pour cible et partiellement détruit lors des attaques.
Dans les premières heures suivant l’assaut, plusieurs sources évoquaient une situation confuse, sans confirmation sur la présence du ministre au moment des faits. D’autres informations indiquaient au contraire qu’il n’était pas sur place lors de l’attaque, rendant son sort incertain.
Informations contradictoires et prudence requise
Si certains médias avancent l’hypothèse de sa mort, aucune communication officielle des autorités maliennes n’est venue confirmer ce bilan. Dans ce contexte, les analystes appellent à la prudence face à la circulation rapide d’informations non vérifiées, fréquente lors de crises sécuritaires majeures.
Cette offensive est décrite comme l’une des plus audacieuses menées contre les autorités de transition depuis plusieurs années. Elle illustre la dégradation persistante de la situation sécuritaire au Mali, déjà confronté depuis 2012 à une insurrection jihadiste et à des tensions avec des groupes armés dans le nord du pays.
Figure centrale de l’appareil militaire et du pouvoir de transition, le général Sadio Camara joue un rôle clé au sein du régime dirigé par le colonel Assimi Goïta. Toute confirmation concernant son sort aurait des répercussions politiques et sécuritaires majeures pour le pays.