Révision constitutionnelle : Pastef maintient le cap et écarte toute idée de suspension de la procédure

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SENTV : À la veille de l’examen en séance plénière de la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026, le parti Pastef/Les Patriotes affiche sa détermination à mener à terme la procédure parlementaire engagée, malgré les contestations et les appels à une concertation plus large autour du texte.

Réuni en conférence de presse ce dimanche, le directoire du parti au pouvoir a assuré que le projet de révision sera examiné « dans le respect strict des règles institutionnelles », rejetant toute pression extérieure susceptible d’influencer le calendrier parlementaire.

Prenant la parole devant les médias, le député et secrétaire général du parti, Mohamed Ayib Salim Daffé, également co-initiateur du texte, a rappelé que la démarche s’inscrit pleinement dans le cadre défini par l’article 103 de la Constitution ainsi que par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Selon lui, il s’agit d’une procédure de révision constitutionnelle ordinaire portée par des parlementaires investis d’un mandat législatif et réformateur issu des dernières élections législatives. Le responsable politique estime par ailleurs que les critiques portant sur l’absence de dialogue préalable ne reflètent pas la réalité des échanges déjà intervenus ces dernières années sur les réformes institutionnelles.

Le président du groupe parlementaire de Pastef soutient que la proposition actuellement examinée traduit juridiquement plusieurs recommandations formulées lors des Assises nationales de 2009, des travaux de la Commission nationale de réforme des institutions en 2013 ainsi que des conclusions issues des dialogues nationaux consacrés à la justice et au système politique organisés en 2024 et 2025.

« Il existe un temps pour la concertation et un temps pour le fonctionnement normal des institutions », a notamment fait valoir le responsable politique, considérant que la controverse actuelle relève davantage du débat politique que d’un véritable différend juridique.

Dans ce contexte, la majorité parlementaire entend poursuivre l’examen du texte à l’Assemblée nationale dans un climat qu’elle souhaite « serein », tout en réaffirmant sa volonté de voir les institutions exercer pleinement les prérogatives que leur confère la Constitution.

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