SENTV : Une affaire d’escroquerie liée à l’émigration clandestine est en cours d’élucidation au commissariat d’arrondissement de Zac Mbao. Les policiers ont placé en garde à vue, le 8 septembre 2026, un individu soupçonné d’avoir soutiré de l’argent à plusieurs candidats au départ vers l’Europe.
L’affaire a éclaté après que six personnes ont conduit le suspect au commissariat. Selon leurs déclarations, l’homme leur aurait proposé d’organiser leur voyage clandestin vers l’Europe par voie maritime, avec un départ qui devait s’effectuer depuis le Port de Dakar.
Pour préparer leur supposé embarquement, les six plaignants avaient été regroupés dans une maison située à Zac Mbao. Chacun d’eux aurait remis 60 000 francs CFA au mis en cause, officiellement au titre de « frais de dossier ». Une somme supplémentaire de 300 000 francs CFA par personne devait, selon l’accord conclu, être versée après leur arrivée en Europe.
Une nuit d’attente qui tourne au désenchantement
Le départ était annoncé dans la nuit du 8 au 9 septembre. Mais les heures ont défilé sans qu’aucun véhicule ne vienne récupérer les candidats au voyage.
Face aux interrogations des intéressés, le suspect aurait évoqué des problèmes de dernière minute et assuré qu’il cherchait à joindre le principal convoyeur. Ses explications n’ayant pas convaincu les six personnes, celles-ci ont fini par comprendre qu’elles pouvaient avoir été victimes d’une escroquerie.
Aux alentours de 8 heures, elles ont alors décidé de le conduire au commissariat afin de réclamer des explications.
Plus d’une vingtaine de personnes concernées
Lors de son audition consignée dans un procès-verbal, le mis en cause a reconnu avoir reçu de l’argent des plaignants. Il aurait toutefois tenté de limiter sa responsabilité en mettant en cause un tiers présenté comme son principal complice.
Les enquêteurs ont également découvert que l’affaire pourrait être beaucoup plus vaste que les six premières plaintes. Le suspect aurait reconnu avoir déjà encaissé des sommes auprès de plus d’une vingtaine de personnes.
Pour attirer ses victimes, il leur aurait notamment fait croire à l’existence de postes de membres d’équipage à bord d’un navire censé desservir plusieurs pays européens. Une promesse qui aurait servi de couverture à un système de recrutement fictif destiné à obtenir des versements d’argent.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices, de déterminer le nombre exact de victimes et de retracer les sommes encaissées.
La Police nationale rappelle par ailleurs qu’elle reste mobilisée contre les réseaux impliqués dans l’émigration irrégulière et invite toute personne disposant d’informations utiles à appeler le 800 00 17 00.