Boy Djiné reste en prison : le parquet s’oppose à sa remise en liberté et prévient le tribunal

0

SENTV : Le dossier de Baye Modou Fall, plus connu sous le nom de Boy Djiné, et de ses six coaccusés reste en suspens. Réunie mardi devant la chambre criminelle de Dakar, la juridiction a une nouvelle fois renvoyé l’affaire. Le célèbre détenu avait profité de l’audience pour solliciter une liberté provisoire, invoquant des problèmes de santé et la nécessité de subir une intervention chirurgicale.

Nouveau rebondissement dans le dossier judiciaire de Baye Modou Fall alias Boy Djiné. Alors que son procès devait connaître une nouvelle avancée, l’affaire a finalement été renvoyée. L’audience s’est tenue mardi devant la chambre criminelle de Dakar, rapporte Les Échos.

À la barre, Boy Djiné a demandé à pouvoir bénéficier d’une liberté provisoire afin de recevoir des soins et de subir une intervention chirurgicale. Le prévenu a affirmé souffrir de problèmes de santé qu’il attribue à des « violences » qu’il dit avoir subies durant sa détention.

Selon ses déclarations, des démarches auraient déjà été engagées auprès de l’hôpital Fann pour sa prise en charge médicale.

La défense dénonce des violences en détention

Son avocat, Me Alioune Badara Ndiaye, a soutenu la requête de son client. Le conseil a dénoncé ce qu’il considère comme une agression injustifiée et estimé que les droits de Boy Djiné auraient été « bafoués en prison ».

La défense a également demandé au tribunal d’intervenir auprès de l’administration pénitentiaire afin que le dossier médical du détenu soit versé à la procédure.

Pour Me Ndiaye, les conditions permettant une remise en liberté pouvaient être réunies. Il a notamment écarté le risque d’une éventuelle « collusion de témoins », susceptible de justifier le maintien en détention.

Le parquet s’oppose fermement à la liberté

Le ministère public n’a toutefois pas adhéré à cette argumentation. Le représentant du parquet s’est opposé à la demande en s’appuyant notamment sur le passé judiciaire de Boy Djiné.

Une formule particulièrement ferme a marqué son intervention : « Si vous lui accordez la liberté provisoire, vous ne le reverrez plus », a-t-il déclaré devant la juridiction.

Le parquet a également estimé qu’aucun élément médical versé au dossier ne permettait, à ce stade, de conclure à une incompatibilité entre l’état de santé du prévenu et son maintien en détention.

Après examen de la demande, la chambre criminelle a finalement rejeté la liberté provisoire sollicitée par Boy Djiné. La juridiction a notamment retenu l’absence de garanties suffisantes de représentation en justice.

Le procès n’est toutefois pas abandonné. L’affaire a été renvoyée au 26 janvier 2027, nouvelle date à laquelle Boy Djiné et ses six coaccusés devront comparaître.

Les prévenus sont poursuivis dans cette procédure pour des faits particulièrement graves, notamment association de malfaiteurs, vols qualifiés avec violences, tentative de meurtre et détention illégale d’arme.

- Advertisement -

commentaires
Loading...