SENTV : Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal est monté au créneau après la convocation en urgence des instances de l’Assemblée nationale autour de la proposition de loi portant modification de l’article L29 et abrogation de l’article L30 du Code électoral.
Dans un communiqué publié ce 8 mai 2026 et signé par sa présidente Aïssata Tall Sall, le groupe parlementaire de l’opposition accuse le pouvoir de vouloir engager un « bras de fer politique » à travers une procédure jugée précipitée et contraire aux règles internes de l’institution parlementaire.
Selon le document, le président Bassirou Diomaye Faye aurait sollicité une seconde lecture du texte, conformément à une suggestion formulée auparavant par Takku Wallu Sénégal. Toutefois, le groupe estime que la suite donnée à cette demande par le président de l’Assemblée nationale pose problème sur la forme et sur le respect des procédures.
Le communiqué révèle qu’après cette saisine, le bureau de l’Assemblée nationale a été convoqué à 10 heures, suivi de la conférence des présidents à 16 heures, de la Commission des Lois à 17 heures, avant une séance plénière programmée le lendemain à 11 heures.
Pour Takku Wallu Sénégal, cette cadence constitue une « violation manifeste » du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le groupe affirme qu’une telle procédure devrait normalement s’étendre sur plusieurs jours, même en cas de déclaration d’urgence.
L’opposition parlementaire reproche également au président de l’Assemblée nationale d’avoir ignoré les réserves émises par certains députés lors des échanges internes. « Malgré les observations de nos collègues, le Président de l’Assemblée nationale n’en a eu cure et a continué son forcing », peut-on lire dans le communiqué.
Le groupe parlementaire dit refuser de cautionner ce qu’il qualifie de « forfaiture » et appelle les députés à prendre leurs responsabilités afin de préserver, selon ses termes, la neutralité et la crédibilité de l’institution parlementaire.
Dans sa déclaration, Takku Wallu Sénégal avertit enfin du risque d’une crise institutionnelle et demande l’arrêt immédiat de ce qu’il considère comme un « mauvais jeu politicien », au nom de « l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ».
