Code électoral : les députés valident en seconde lecture le texte révisé après les incohérences signalées par la Présidence

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SENTV : Les députés de la 15e législature ont adopté, ce samedi en séance plénière, la proposition de loi n°11/2026 portant modification du Code électoral, à l’issue d’une seconde délibération demandée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Les travaux parlementaires ont été dirigés par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, chargé de défendre le projet devant les élus.

Une nouvelle lecture après des contradictions relevées dans le texte

Cette seconde lecture intervient à la suite d’un réexamen sollicité par le chef de l’État après la transmission à la Présidence de deux versions différentes du texte adopté le 28 avril dernier.

Selon des sources parlementaires, les services de la Présidence avaient constaté des divergences entre les documents reçus, provoquant l’ouverture d’une procédure de réexamen conformément aux mécanismes prévus par la Constitution.

Face aux députés, El Malick Ndiaye avait évoqué, la veille, une « erreur matérielle » survenue lors de l’intégration des amendements adoptés en séance plénière. Il avait expliqué qu’une version corrigée avait ensuite été acheminée à la Présidence après des vérifications administratives.

Une réforme portée par la majorité parlementaire

Soutenue par le groupe majoritaire Pastef-Les Patriotes, la réforme du Code électoral vise principalement à revoir les dispositions relatives à l’inéligibilité ainsi qu’aux conditions d’inscription sur les listes électorales.

Le texte adopté ambitionne de préciser davantage les règles encadrant les exclusions des listes électorales et les cas empêchant une candidature à une élection.

Pour les partisans de la réforme, cette révision devrait contribuer à renforcer la lisibilité du dispositif électoral sénégalais et à réduire les interprétations divergentes observées lors de précédents contentieux politiques et électoraux.

L’adoption de cette proposition de loi s’inscrit dans la dynamique de réformes institutionnelles engagée par les nouvelles autorités sénégalaises depuis l’alternance politique.

Le gouvernement affirme vouloir moderniser l’architecture électorale et consolider la transparence du processus démocratique. De leur côté, plusieurs observateurs estiment que les débats autour de cette réforme traduisent la sensibilité persistante des questions électorales dans le paysage politique sénégalais.

Avec cette adoption en seconde lecture, le texte franchit une nouvelle étape législative avant sa promulgation définitive par le chef de l’État.

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